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À la rencontre de Benoit, guide moto pour Vintage Rides

Partez à la rencontre de Benoit, un de nos guides moto. Originaire des Alpes, Benoit est un motard passionné. Il nous raconte son parcours, ses expériences, et ses prochains objectifs.
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À la rencontre de Benoit, guide moto pour Vintage Rides
Age : 31 Né à : Reims Originaire : des Alpes Motard depuis : 2014 Vit : Dans les Alpes en ce moment - sinon je vie là ou Vintage Rides l'envoie ! Un voyage Vintage Rides de prédilection : Le voyage moto en Afrique du Sud "Cap sur l’Afrique du Sud" : une variété de paysages à couper le souffle Surnom dans l’équipe : Le démerdard

Salut Ben ! Où es-tu en ce moment ?

Je suis dans ma maison familiale dans les Alpes. Je suis impatient de retourner sur les routes… au-delà des 100 km réglementaires ! Je suis de près les actualités pour connaître la prochaine ouverture des frontières. Non pas que je ne souhaite pas rester en France… mais ce qui m’intéresse, c’est l’international. La situation actuelle nous apprend donc à être patient. Pour m’occuper, je regarde toutes les vidéos Vintage Rides. Celle qui m’a le plus marqué est celle de la Frozen Ride : j’espère avoir un jour l’occasion de rouler à mon tour sur un lac gelé. Sinon, je lis en ce moment “Lone Rider” d’Elspeth Beard, la première britannique à avoir fait le tour du monde en moto. Un super livre d’aventure. J’en suis d’ailleurs au passage où elle arrive en Thaïlande, ce qui fait écho à mon propre voyage il y a quelques mois.

Comment es-tu arrivé chez Vintage Rides ?

En 2018, je suis parti au Canada et ait acheté une Hornett 600 pour voyager sur toute la Côte Ouest. J’ai envoyé mon CV dans toutes les boîtes moto que j’ai trouvé en Amérique du Nord, avec pour objectif d’y être guide moto. Toundra m’a contacté pour guider en Harley Davidson sur la Route 66. Celui qui m’a interviewé puis recruté, c’était Benjamin Benini, un ancien de chez VR ! Je suis resté là-bas pendant 2 ans, durant lesquels j’ai guidé 6 groupes sur la Route 66, et 4 groupes à travers les parcs de l’ouest américain (Bryce Canyon, Grand Canyon, Yosemite Park). Tous les deux passionnés par l’aventure moto, ça a bien accroché avec Ben et il a suggéré ma candidature à Vintage Rides. Ca faisait des années que je suivais VR, et ce qui me motivait tout particulièrement était le concept unique des voyages en moto de caractère. La plupart des boites qui proposent des tours moto le font en BMW, en GS, en Harley… Mais là, il y a quelque chose en plus. Comme je suis très attiré par l’international, le catalogue de Vintage Rides sur le monde entier me faisait rêver. En plus, je me rendais compte que mes voyages en moto tout seul se rapprochaient de ce que Vintage offrait à ses riders : de l’organisation qui laisse place à l’imprévu, des rencontres avec les locaux, des itinéraires loin des grands axes touristiques… Lorsque j’ai été recruté, on m'a d'abord envoyé en Thaïlande pour faire mes armes, expérience extraordinaire et passionnante. Je suis tombé amoureux de ce pays et de la gentillesse des Thaï. Stéphane et Tristan, guides moto déjà établis chez VR, m’ont partagé leur amour de cette région unique. Puis j’ai pu aller guider en Afrique du Sud, un nouveau continent pour moi, une découverte incroyable aussi. Hâte maintenant de repartir !

Quel rider es-tu ?

Mes débuts sur un deux-roue ont commencé avec un piwi quand j’étais gamin, puis un scooter quand j’étais ado : rien de bien fameux, mais j’ai fini par passer mon permis à moto à 25 ans. Je suis parti une semaine après faire un premier road trip moto au Sri-Lanka. A chaque fois que j’arrive dans un pays, j’achète une moto pour barouder et la revend quand je pars. Avant d’être guide moto, je travaillais en station de ski 6 mois l’hiver, et 2-3 mois l’été, ce qui me laissait 3 mois sur l’année pour faire de la moto. Etant des Alpes, j’ai commencé par rouler vers la frontière italienne, puis par la frontière suisse, puis j’ai traversé toutes les Alpes jusqu’en Slovénie, et me suis rendu compte que c’était incroyable et en même temps, assez facile. A l’époque, je roulais sur une Honda CBF 500, et faisait environ 25 000 kilomètres à l’année.

Sur quelle moto ?

J'ai eu plusieurs moto, souvent des roadster. J'ai voyagé à moto en europe en Honda Hornet 600 et en Triumph Street Triple 675. J’ai fait la côte Ouest Américaine jusqu'en Alaska en Honda Hornet 600. J'ai traversé la Nouvelle Zélande en BMW G650X Challenge. Puis la Thaïlande et l'Afrique du Sud en Royal Enfield Bullet 500. Je les aime toutes ! Pour mon prochain projet de tour du monde, je m'oriente vers la Yamaha T700 ou la Triumph Tiger 800. J'ai aussi toujours adoré les sportives comme la Honda CBR 600 ou la Daytona. Mais la moto qui me fait réaliser mes rêves actuellement, c'est la Bullet, bien sûr.

Quelle est l’aventure moto dont tu es le plus fier ?

Durant mon deuxième été au Canada, je me suis dit que ça serait sympa d’aller rouler en Alaska pour étoffer mon CV de guide moto. Je suis donc parti seul, avec ma Hornett. Ca a été une épreuve de 10 000 km en 16 jours avec des étapes de 500-600 km par jour, par 7-10°C (en plein mois d'août). Je dois avouer que pour quelqu’un qui vient des Alpes, c’était extraordinairement plat. Un vrai challenge à relever pour quelqu’un qui est habitué à un virage tous les 200 m ! Ce road trip m’a appris à être endurant sur des milliers de km. Il m’a également beaucoup apporté techniquement : comment choisir les affaires à sélectionner pour partir, comment harnacher son sac sur la moto pour que ça tienne, comment rouler économiquement, comment s’ouvrir aux gens, savoir nettoyer ses carbu... Sur le plan personnel, j’ai appris à être plus contemplatif, moins dans l’attaque, et à m’ouvrir aux autres. Pour pouvoir aller en Alaska j'ai dû faire d'énormes sacrifices financiers, au point de tout budgétiser au centime près. Je suis fier d'avoir réussi car c'est certainement l'expérience la plus déterminante dans mon parcours. J’ai adoré faire ce trip sur ma Hornett. Cette moto de ville, qui est plutôt un roadster, s’est très bien adaptée. J’ai compris que le principal est d’avoir une bécane que l’on aime, que l’on est content de voir tous les matins pour rouler (même à 7°C dans le froid !).

Quelle est ta plus grande prise de risque ?

Parmis les aventures dont je suis le plus fier, il y a la Nevis Road en Nouvelle-Zélande. Je suis parti en Nouvelle-Zélande sur mon temps libre, juste après avoir guidé pour Vintage Rides en Thaïlande. L’idée était de cocher un nouveau pays sur ma liste, et de pouvoir m’entrainer sur du off-road, puisque je savais que ça m’attendait quelques mois plus tard en Afrique du Sud ! Je me suis lancé sur la plus haute route kiwi traversée par 28 rivières dans une vallée isolée de 80 km de long. Pas de signal téléphonique, pas de passage... Quand je décide d'y aller je n'ai quasiment jamais traversé de cours d'eau et nous sommes au printemps après 2 semaines de pluies intenses : la Bérézina. Avec de l'eau jusqu'aux cuisses, voire les hanches, j’arrive à traverser les 24 premières rivières. La moto a refusé de redémarrer avant de passer la 25ème. Après avoir traversé 2 rivières à pieds et marché 5 km jusqu'à la première ville, j'ai été récupéré par des Australiens en 4x4 qui ont accroché ma moto à leur véhicule et m'ont sorti de la vallée. Toute une histoire ! La moto a redémarré le jour de Noël, comme quoi les miracles existent. J'ai échoué à 3 rivières de la fin mais je connais aujourd'hui mes compétences et mes limites. Il faudra que j'y retourne pour terminer cette route !

As-tu une anecdote à nous partager sur l'un de tes voyages moto ?

Quand je voyage en moto j'essaie de faire des "J'irais dormir chez vous". Ça a commencé au Sri Lanka où, mon ami et moi, avons réussi à nous faire inviter à dormir chez un guide d'un parc que nous avions visité. On s'est retrouvé dans une petite maison perdue dans la jungle avec la douche dans le jardin. On nous a reçu dans la grande pièce de la maison, presque vide, avec seulement des chaises le long du mur, une télé et l'hôtel du grand-père dans le coin de la pièce. Une petite fille de 4 ans regardait du catch américain à la télé. Surréaliste. En partant, j'ai proposé au guide de l'argent pour le remercier, il a refusé. Encore plus surréaliste. Depuis je tente de dormir chez l’habitant dans tous les pays où je vais. Je trouve que c'est le meilleur moyen de connaître la vraie culture d'un pays, sans filtre, loin des hôtels ou AirBnb aseptisés et sans âme. Systématiquement quand je demande à me faire héberger à un mec croisé dans la rue ou dans un bar, il me répond "Attends, je demande à ma femme". Et me voilà au coeur d'une famille slovène, kiwi ou américaine, à l'heure des devoirs avec les enfants, à aider en cuisine, à partager des histoires, parler politique… On ne peut pas être plus proche de la réalité d'un pays et des habitants.

Que préfères-tu dans le métier de guide moto ?

Ce qui me plait, c’est partager ma passion du voyage et de la moto aux riders. C'est comme si j'emmenais mes potes ou la famille dans un de mes road trips. Pour une grande partie d'entre eux, c'est une expérience très coûteuse pour laquelle ils ont dû économiser des mois voire des années. Je prends très à coeur de leur faire profiter au maximum du voyage. C'est aussi grâce à eux que je suis là et je leur en suis extrêmement reconnaissant.

Quels sont tes prochains objectifs ou prochaines envies en rapport avec l'aventure, avec la moto ?

Je suis en train de préparer un tour du monde… à moto bien sûr ! Je souhaite partir avec la nouvelle TNS 700 dès que j’ai réuni assez d’argent. J’ai pour idée de commencer par l’Europe, puis l’Amérique et finir par l’Asie, histoire d’avoir les frais les plus importants au début du voyage. En fait, je suivrai un peu le parcours d’Elspeth Beard. Mais pour autant, l’idée est de ne pas trop prévoir à l’avance. Je me rends compte avec mes différents voyages que j’aime surtout l’imprévu, car cela permet de laisser places aux rencontres, qui font rester dans un lieu une semaine au lieu d’une nuit. J’ai également hâte de découvrir la Scandinavie, la Russie et la Sibérie histoire de tester ma résistance au froid (et à la vodka !). Je ne connais pas très bien ces cultures et j'ai hâte de rencontrer ces populations qui vivent dans des conditions incroyables. Pour la petite anecdote, je suis le descendant de l’explorateur irlandais Ernest Shackleton, qui a participé à la première expédition en bateau filmée, pour l’Antarctique. Il se pourrait donc que j’ai l’expédition et l’aventure dans le sang… Comme le dit Tonton Shackleton : “c’est dans notre nature d’explorer l’inconnu”. J’essaie de l’honorer, du mieux que je peux !
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