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Hubert Kriegel: aprés 10 ans de voyage moto autour du monde


Un drôle de side-car à New-Delhi

Side-car Oural d’Hubert, le fameux « Explorer »
 

 
En arrivant au bureau le mois dernier je découvrais un surprenant véhicule garé entre les motos de l’équipe.

 
Un side-car, massif, placardé de stickers. Cartes, sigles, phrases clamant en différentes langues que l’engin était sur la route depuis des années … Il semblait venir de loin. Parmi ceux-ci : une mystérieuse paire de lunette rouge collée sous le guidon.

 
Lunettes que je ne tardais pas à retrouver sur le nez de leur propriétaire. Sous la monture épaisse, je rencontrais un personnage familier du monde du voyage à moto : Hubert Kriegel.

 
 
Légende …

 

 
 
10 ans de road trip autour du monde,

 
L’histoire d’Hubert et de son compagnon à trois roues, « l’explorer » commence à l’Orange Bleu, un restaurant de Manhattan.

 
Nous somme en Novembre 2004, Hubert a alors 58 ans. Au cours du repas son ami Jean-Louis, un vieux compagnon de voyage lui pose une question à laquelle il n’avait jamais pensé. « Maintenant que ta plus jeune fille, va finir son université que vas tu faire ?». Puis il ajoute « « Quand on vit dans des grandes villes comme New York, on retourne ses poches le 31 décembre et elles sont vides parce qu’avec ces styles de vie, on dépense tout ce que l’on gagne ! ». Au cours du repas ils se remémorent quelques souvenirs de rides en jetant des chiffres à la louche sur la nappe.

En mangeant sa crème brûlée, Hubert réalise alors qu’il peut continuer à travailler pendant 10 ans et être pauvre après… ou vendre tout ce qu’il possède, partir voyager 10 ans sur son side-car et être pauvre après. Lorsque qu’il dépose sa tasse de café vide sur la table, la décision était prise. Il partait.

 

 
De 2005 à 2008 lui et ‘Explorer’ écument les routes du continent Américain. Des terres glacées du grand nord canadien vers l’antarctique aux vallées solaires et luxuriantes d’Amérique du Sud. Bolivie, Pérou… En 2008 il s’envole pour l’Europe où il explore le vieux continent avant de poursuivre vers le nord de l’Asie, passant par la Scandinavie pour atteindre la Mongolie. En 2011, c’est en Afrique qu’on peut apercevoir ses lunettes rougeoyantes parcourir les routes du Ghana. Jusqu’en 2014, il traverse l’Afrique et l’Europe.

 

 
Rencontre entre passionnées du voyage moto,

 

Maintenant en Inde depuis quelques semaines il a progressivement quitté les routes du Sud pour se diriger vers la chaine Himalayenne.

 
Hubert profite de son étape à Delhi pour venir discuter de sa traversée du Ladakh vers le Népal avec notre équipe. Permis, documents nécessaires, itinéraires, pièges à éviter, lieux à explorer… Alexandre de Vintage Rides se fait alors un plaisir de partager son expérience.

 

 
On lui consei Sarchu « C’est à 4,200 m. d’altitude, je te conseille vraiment d’y dormir, c’est magnifique » . Quand nous lui parlons du mal d’altitude, il en profite pour nous raconter son ascension d’un des plus aux cols de l’Argentine. « Le premier on est monté comme des bringues, on perdait la respiration »

Alex donne quelques bons tuyaux sur l’Himalaya en moto
 

 

 
Il nous accompagne déjeuner. ­C’est toujours un réel plaisir de rencontrer un motard qui a tout quitté pour voyager au guidon de sa moto. L’histoire d’Hubert a commencé autour d’un repas. A nouveau, arrivé au café, je profite alors de celui-ci pour qu’il m’en raconte un peu plus.

 

 

Déjeuner avec Hubert au daba indien (le préféré de Vintage Rides)

 
Autour d’un café – flashback entre New York et New-Delhi 10 ans plus tard,

 

 
Vintage Rides : Estonie, Russie de l’Ouest, Kazakhstan, Kirghizstan, Sibérie jusqu’à la Mongolie… De la Scandinavie tu as beaucoup exploré l’Eurasie. Est-ce que t’aventurer vers l’Asie du sud pour cette 11ème année était pour toi une suite logique ?

 

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Hubert : Bizarrement ma suite logique sera l’Australie. J’ai déjà fait le Viêt-Nam et l’Indonésie à moto il y a longtemps. Le japon aussi d’ailleurs! J’ai beaucoup aimé. C’est très attachant. Mais sans aide c’est compliqué l’Asie du Sud-Est. Administrativement je veux dire. Tu ne peux pas entrer dans tout les pays avec une grosse cylindrée.

 

 
VR : La Mongolie est la destination où tu sembles avoir passé le plus de temps. Tu y es retourné à plusieurs reprises. Parfois en y affrontant l’hiver. Ce pays est principalement peuplé par des Nomades. Est-ce un endroit avec lequel tu as des affinités particulières ?

 

 
H : La Mongolie…Le plus bel endroit du monde. De tout les pays que j’ai pu explorer c’est mon numéro 1, de loin.

 
Tu sais ce qui en fait mon pays préféré ? L’authenticité avec laquelle les nomades d’aujourd’hui vivent. Avec les mêmes valeurs, les mêmes traditions. La même simplicité qu’il y a 1000 ans du temps de Gengis Khan.

 

Ah ça, c’est extraordinaire. Malgré les moyens modernes disponibles aujourd’hui… Des motos chinoises, des téléphones portables, des paraboles cellulaires, des petits panneaux solaires, des télés câblées. Malgré tout ça, leur mode de vie reste exactement ce qu’il était. Ils restent nomades, ils bougent 5 à 6 fois par an. Ils élèvent leur animaux de la même façon et ils ont gardé la même hospitalité.

 

 
VR : Tu es resté plusieurs mois là-bas. Le contact est simple ?

 

H : Le contact est extrêmement simple. Tu sais, c’est comme partout dans le monde. Plus les gens sont éparpillés, plus quand ils se retrouvent, ils sont proches. Et plus ils sont serrés ensemble comme dans les grandes villes, plus ils se repoussent les uns les autres.

 
Tu as une yourte et ensuite la prochaine est à 30 ou 40 km. Quand tu vois quelqu’un arriver dans le désert. Même si ce n’est qu’une silhouette au loin, c’est ton ami. Tu ne sais pas qui c’est, ce qu’il veut ou d’où il vient… Mais tu sais déjà que c’est ton ami. Quand on vit isolé, un être humain c’est un proche.

 
 

VR : Comment t’es tu retrouvé là-bas pour la première fois ? Un heureux hasard ou une volonté ?

 

 
H : C’était une volonté. J’avais lu un livre sur Gengis Khan et en lisant le livre, je savais que c’était un pays que je voulais visiter. Je voulais absolument y aller. J’y suis allé avec cette volonté.

 

 
VR : Tout ce parcours en Eurasie était donc une traversée préliminaire ?

 

 
H : C’était un moyen d’y aller ! Si tu veux. Quand je suis parti de Suisse pour aller en Mongolie l’hiver était déjà là. Je suis monté au cap Nord. Du Cap nord, j’ai descendu la Finlande et suis rentré en Russie à Saint-Petersbourg.

 
Avec mon éducation et mes préjugés pour moi la Russie c’était un pays de merde. ‘Les gens sont rustres, durs, ils veulent t’arnaquer, tu ne vas pas t’amuser beaucoup’. À Saint-Petersbourg, ma seule idée c’était aller tout droit direction la Mongolie.

 

 
Il m’a fallu 24h pour réaliser que la Russie est tout sauf ce que j’appréhendais. Les russes sont des gens chaleureux de cœur. Ils ont un cœur énorme qui bat démesurément. Ils ont une hospitalité extraordinaire. Ils sont très attachants. Finalement j’ai pris 6 mois pour traverser la Russie.

 

 
VR : C’est peut-être ça aussi, le privilège d’avoir autant de temps, pouvoir s’arrêter où quand et comme on le désire ?

 

 
H : Le temps… le temps. Avoir le temps. C’est ma plus grande richesse. Je passe dans un village, je peux rencontrer quelqu’un. Je peux y rester une nuit, une semaine, un mois. Les choses se font toutes seules. Ca c’est parce que j’ai le temps. Je n’ai pas d’itinéraire, pas de calendrier, pas de sponsors. Je ne dois rien à personne. Tout ça, je le fais très égoïstement. Au jour le jour, je décide comme les choses se font.

 

 
Avec des contraintes administratives parce que les visas, je ne suis pas plus malin qu’un autre. Il faut bien que je les aie comme n’importe qui. Je voyage en règle. Pour ne pas être ennuyé il faut vivre avec. Il faut les gérer, il faut les avoir.

 

 
VR : Quel est ton premier souvenir de Mongolie ?

 

 
H : Mon premier souvenir ? Quand je suis arrivé ? Ha bah c’était fabuleux. Le premier soir à Oulan-Bator. Il faisait -40°c. Tu es sur la glace. Tu vois la fumée de toutes les yourtes qui se chauffent. C’est impressionnant.

 

 
VR : Ton meilleur souvenir ?

 

 
H : Mon meilleur souvenir ? Hum… difficile. C’est tout le temps que j’ai passé dans les yourtes. Avec les nomades. Il y a cette famille que j’ai rencontrée en hiver. Celle de Puru. Il a 450 moutons, une douzaine de chameaux et une trentaine de chevaux. Il était tout seul avec tout ses troupeaux. Je l’ai revu cinq fois. Et à chaque fois à des emplacements différents

 
VR : Par hasard ?

 

 
H : Non, non pas par hasard. A chaque fois je le prévenais. ‘Je reviens d’ici un mois ou deux’. Il me faisait comprendre ‘Attention je ne serai plus là, je serai dans cette direction, 10km plus loin. Alors je mettais un point sur le GPS. Et je le reprenais, je le cherchais, je mettais une demie journée à le chercher, mais je l’ai toujours retrouvé. La dernière fois il m’a dit : je serai dans le sud, plein sud à 50 km. J’ai mis une journée et demi pour le retrouver. Mais je l’ai retrouvé.

 
 

VR : Trois fois la France ! On ne s’oriente aisément dans ces grandes plaines qui permettent de voir au loin ?

 

 
H : Ca dépend, dans les steppes il n’y a pas de points de repères.

 
VR : Comment c’est passé cette première rencontre avec Puru?

 

 
H : J’étais sur une piste. Je roulais dans le désert de Gobi, vers le sud. J’avais vu cette yourte à 4 ou 5 km de ma route. J’ai continué à avancer, pour me percher en haut du plateau. Je continuais vers cette colline. Je voulais monter là-haut. Peut-être que derrière je pourrai apercevoir un petit village avec un café chaud et un hôtel ? Derrière il n’y avait r-i-e-n.

 

 
Il était bientôt cinq heure de l’après midi. J’ai fait marche arrière. Pendant une vingtaine de kilomètres pour retourner à cette yourte. J’ai réussi à l’atteindre en dehors de la piste. Il y avait un chien, quelques bêtes. Je savais qu’elle était habitée, mais il n’y avait personne. J’ai attendu. Un quart d’heure après j’ai commencé à voire arriver un nomade sur son chameau en trottinant.

 
Il descend à 100 mètres de la yourte et vient me voir ; Me fait un signe pour m’inviter à rentrer, allume le feu. Nous avons tout de suite communiqué. Par chance, j’avais pratiqué un peu la langue mongole auparavant. En 4 jours, j’ai appris les bases que j’ai soigneusement inscrites dans un petit calepin.

 

 
Il m’a donné à boire du thé chaud, quelque chose à manger. Il m’a fait comprendre à l’aide de geste qu’il repartait pour deux heures parce qu’il avait ses moutons à 5 km de sa yourte. Qu’il devait les ramener et serait là dans deux heures. Mais que je devais rester là au chaud.

 

 
Hubert reproduit soigneusement tout les gestes utilisés par Puru dont il semble se souvenir parfaitement.

 

 

 
Je suis resté là. Je l’ai accompagné dehors. J’ai fais des photos quand il est parti. Et je l’ai suivi au loin. Je revenais au chaud. Je regardais. Il est revenu avec son troupeau à la tombée de la nuit.

 
C’est comme ça qu’on s’est connu. Je suis resté quelques jours. Puis nous sommes revus cinq fois. La fois la plus longue étant un mois et demi.

 

 
VR : Ta plus grande galère ?

 

 
H : La galère ? Est-ce qu’on peut appeler ça une galère ? La Mongolie en Hiver dans les steppes il fait –40°c. Tu pars, tu es tout seul sur ton side-car. J’ai toujours roulé dans le froid. Ca m’a toujours fasciné, moi je suis un jobard de mentalité. Quand tu t’engages dans ces conditions tu es tout petit. Tu fais vraiment fasse à toi même. C’est ça la grande différence.

 

 
VR : Quel conseil tu donnerai à nos rider intéressés par cette destination ?

 

 
H : D’y aller. C’est tout !!

 

 
VR : A ceux qui hésitent encore ?

 

 
H : A partir ? C’est normal d’hésiter à se lancer. C’est normal de se préparer. J’en ai rencontré des motards qui se préparaient pour partir. Un en particulier.

 

 
Je me souviens très bien d’un mec à New-York. Il s’apprêtait à faire 6 mois en Amérique du Sud. Après avoir passé quelques heures avec lui, j’ai compris qu’il n’était pas prêt du tout. Je lui ai proposé de petit déjeuner le lendemain. Je ne voulais pas parler devant tout le monde.

 

 
Entre deux morceaux de pain, je lui dis écoute : ‘Tu n’es pas prêt. Le problème c’est que tu ne seras jamais prêt. Tu es tellement loin que tu ne peux pas y arriver. Par contre ce que je te conseille moi… c’est de prendre la route maintenant. Pars maintenant ! Commences à rouler. Et tu vas te préparer en roulant. Et si ce n’est pas pour toi, tu le sauras assez vite. Tu vas t’en rendre compte. Si c’est pour toi. Il est parti et est revenu un an après émerveillé.

 

 
La préparation bien sur qu’elle est très importante, mais la meilleure préparation c’est celle qu’on fait sur la route. Et pour ça il suffit d’y aller.

 

 
VR : 10 ans… C’est impressionnant. On serait tenté de voir ça comme une performance…Pourtant ce n’est pas ce que tu revendiques ?

 

 
H : (rires) Ce n’est pas une performance. C’est même l’inverse. J’aime prendre mon temps, me laisser porter. Ces 10 années correspondaient juste à l’argent que j’avais.

 

 
Lorsque j’ai annoncé ça à mes filles, elles m’ont dit : « pendant 10 ans ? Comment vas-tu faire ? Tu ne crois pas que ca va être difficile ? » Ce à quoi je répondais : «Oui tu as raison ce sera difficile, mais ca l’est déjà aujourd’hui ».

 

 
J’avais cette image en tête… Aux Etats-Unis, dans tout les Mc Donald, il a un vieux monsieur. Il balaye, passe la serpillère, nettoie les tables. Je disais à tout le monde : Si vous voyez cet homme en train de balayer, soyez gentils avec lui car dans 10 ans ca sera surement moi. Tout le monde riait, c’était chic. Les gens préféraient le prendre comme ça. Mais je savais que c’était la vérité.

 

 
VR : Pourtant tu as célébré l’anniversaire de tes 10 ans de voyage le 16 février dernier à Bombay et… tu es toujours sur la route ! C’est reparti pour une décennie ?

 

 
H : Non. C’est reparti… pour toujours ! (rires). J’ai plus de limites. Maintenant je suis parti pour toujours. Tant que je peux physiquement continuer à avancer.

 

 
Dans ce restaurant quand j’ai fais mes calculs à la louche… j’avais sous estimé ma retraite. J’ignorai qu’elle allait combler comme ça. Plus besoin de travailler je peux continuer comme toujours.

 

 
VR : Et par rapport à ta vie de famille. Quel est l’équilibre que tu as réussi à trouver ? Tu arrives à voyager occasionnellement avec tes filles ?

 

 
H: Oui, oui. Par exemple Jessica, une de mes filles, va venir me retrouver à Katmandou en Septembre. Nous allons aller au camp de base du Mont Everest ensemble. Elle vient régulièrement. C’est en fonction de ses vacances. Avec ma femme aussi. Parfois elle vient me retrouver.

 

 
Bien qu’à l’année je voyage seul. Je voyage avec ma liberté. Je laisse mon side-car, là où je suis. Et parfois par moment je retourne en Europe ou en Amérique pour être en famille… puis je reviens le retrouver.

 

 
VR : Une grande leçon d’humilité. Merci Hubert. Et bonne route !!

 
Pour suivre les aventures d’Hubert c’est par ici : http://www.thetimelessride.com/ouverture.htm

 

 
Pour découvrir la Mongolie en Royal Enfield c’est par ici :

 
http://www.vintagerides.com/voyage-moto/mongolie/

 

 

 

 

 


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